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Lundi 24 novembre 2008

Je sais, ce mot est un peu complexe à lire mais est-ce vraiment  ma faute si le nouveau président des États-Unis porte un nom digne des plus meilleurs produits Haribo ? Donc la folie Obama s’est emparée du monde occidental avec la mesure et la nuance propre aux medias aussi excessifs dans la flagornerie qu’ils le seront dans la critique à la première fausse note de l’ancien Sénateur de l’Illinois.  Demandez pourquoi les observateurs sont-il aussi dithyrambiques sur l’arrivée d’Obama à la Maison-Blanche revient à demandez pourquoi Drucker est-il toujours à la télévisons ! Car pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, Barak Obama est noir ou « bronzé » comme le qualifie le toujours très spirituel Sivio Berlusconi.  Ce qui est assez paradoxal, c’est qu’on a toujours pensé qu’être noir dans les sociétés modernes était un handicap à une progression sociale rapide sauf pour les basketteurs et les rappeurs. Mais là, tout à coup, la couleur de peau d’Obama est devenue un formidable atout, un espoir pour tout un peuple, un chemin tracé pour toute une civilisation. Formidable retournement de situation pour la toute la communauté africaine (car au USA, on ne dit pas « noir », on dit « membre de la communauté africaine », cela fait plus chic) qui voit l’un des siens accéder au pouvoir suprême. Donc, être noir aujourd’hui n’est plus un handicap, le racisme aurait été aboli et les préjugés balayés. Là où Martin Luther King nous bassinait avec ces rêves, Obama tel un super héro de Marvel a résolu d’un revers de la main, une injustice existante depuis que le monde est monde.

Évidemment, la vérité est moins manichéenne. Si le monde a été surpris de l’élection de l’enfant de Chicago c’est que personne ne pensait que les Américains seraient capables d’élire un noir à la Présidence. Car rien dans ces discours, son passé ou ses engagements ne permettent de dire si Barak Obama sera un bon président ou pas. Oui, il est noir mais je rappelle à tous les gens qui ont manqué des cours de biologie en 4e, que à l’intérieur, tout est pareil. Je reconnais que le symbole est fort et que c’est plutôt réconfortant de savoir que le peuple américain est moins con qu’il en a l’air. Mais lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir, un élan démocratique portait les élections de Nixon, Clinton ou Bush junior (OK, peut-être pas Bush…). Des pots-de-vin, un cigare et 45 guerres plus tard, ces hommes n’avaient plus vraiment le crédit de leur début. Donc cessons de penser que parce qu’il est noir, Barak Obama sera un meilleur président que les autres. Il n’a pas encore prêté serment et on le compare déjà à Kennedy ! Souhaitons-lui, une meilleure fin même si le sujet inquiètent énormément les services de sécurité. On peut même penser que le futur Président des États-Unis sera moins conciliant avec les minorités du pays (Noirs, hispaniques, chinoises). Avec une légitimité évidement sans égal  dans le passé, Obama pourra se passer de toutes les précautions syntaxique, obligatoire à ses prédécesseur blanc tout sous le coup d’une éventuel accusation de racisme. Black, chicanos et autre bridés, ranger votre chambre, Papa Obama arrive !

Obama n’est donc pas noir. Il est américain, de Chicago, démocrate, marié et père de deux enfants. Il sera peut-être un excellent président ou il sera celui qui aura coulé l’Amérique. Il se montrera peut-être plus laxiste avec certain pays mais il sera plus sévère avec d’autres. Il tentera de mettre un vaste plan-santé dans le pays avec une réussite fluctuante. Quoiqu’il fasse, Obama le fera car c’est le président des États-Unis et non pas car c’est le président « noir » des États-Unis.

Par Guillaume Grob - Publié dans : International
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Lundi 24 novembre 2008

Pour vous présenter ce petit recueil de web pamphlet,  je me suis interrogé : Discours grande envergure sur l’aseptisation de la société contemporaine et le bien fondé de la critique même de mauvaise foi.  Laïus poignant sur l’aspect non-subversif de la culture postmoderne incapable de se renouveler dans son aspect le plus créatif. Ou je pourrais juste vous confier que mes journées sont d’une éternité pathétique et que la seule issue à ce vide néandertalien est de me réfugier dans des confessions post-ado, pré-mortem. Des auteurs aussi illustres que St-Augustin,  Rousseau ou Diams se sont déjà livrés à ce périlleux exercice.  Les deux premiers racontaient leur conversion au christianisme alors que la troisième aurait mérité l’Inquisition pour sa confession « nocturne ».

Donc je vais « ouvrir mon cœur ».En revanche, je libère tout de suite mes amies adolescentes de la 4eB du collège St-Ursule. Non, je ne m’épancherai  pas sur les amourettes de mes camarades, la qualité des Slim ou le prix des places du dernier concert de Tokyo Hotel.  Ici, vous ne trouverez que mes réflexions et mes idées sur l’actualité de notre société. Évidemment, dit comme ça, on ne baigne pas dans l’humilité. J’ai bien conscience que mon avis sur les grands sujets de ce monde n’intéresse que ma mère et moi.  Néanmoins, même si mon apport dans le débat est digne d’un galet de Nice, je tiens à apporter mon obole à l’édifice.

Les sujets ne manqueront probablement pas dans les prochains jours : La fin tragique de la Star Academy qui connaît enfin l’année de trop. Le déménagement parisien, rue Charlot n’a pas eu les effets escomptés et n’a pu sauver l’émission. Cette rue commerçante de Paris n’a d’ailleurs jamais aussi bien porté son nom.  Le Parti socialiste et son combat de coqs ou plutôt de poules animent joyeusement aussi nos petits écrans.  Ce qui est drôle dans cet épisode tragi-comique de la longue débâcle du PS, c’est que même dans la manipulation et les détournements, les socialistes sont ridicules. Demandez à Charles Pasqua s’il aurait laissé que 42 voix d’écart entre deux candidats dans une élection truquée de parts et d’autres.  De toute façon, les militants avaient le choix entre une femme qui a failli couler la France avec ses 35h et une autre qui joue des one-woman-show pendant son temps libre. Séduisant, non ?  Enfin, il y a cette fameuse « crise financière » causée par les riches traders mais subit par les pauvres travailleurs. Les États-Unis d’où est partie cette crise nous ont une fois de plus exécuté une belle pirouette : En réaffirmant la qualité de leur modèle économique, le libéralisme qui prône la régulation « naturelle » des flux économiques, donc sans intervention de l’État, ils occultaient évidemment le plan Paulson, une aide fédérale de 700 Milliards de dollars injecter dans l’économie américaine. Le libéralisme joyeux est donc une théorie économique. Le libéralisme de crise, une utopie.

Par Guillaume Grob
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